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On a roulé avec cet ensemble pendant une bonne partie de la saison. La Haute-Loire avec Greg les Apprentis Voyageurs, Entre Paris et Dunkerque avec Cocoricorando, le Creuse Moto Tour, une randonnée dans le Morvan avec Trail Attitude. Du chaud, du froid, de la pluie, des chemins boueux, de la route, quelques chutes. Plusieurs milliers de kilomètres dans toutes les conditions.

Voilà ce qu'on en pense vraiment — sans filtre.

La veste : les bonnes surprises

La première bonne surprise, c'est la poche à eau intégrée dans le dos. Sur les événements où il a fait vraiment chaud, avoir de l'eau à portée sans s'arrêter, c'est un vrai confort. Petit détail, grande différence sur une longue journée de roulage.

La deuxième, c'est le panneau mesh sur le devant. Quand il fait chaud, tu l'enlèves, tu le glisses dans la poche dorsale, et tu as toute la face avant de la veste en filet. L'aération est immédiate, efficace. Combinée aux ouvertures sur les bras et dans le dos, ça change vraiment la vie sur les portions lentes en tout-terrain ou lors des briefings au soleil.

La doublure thermique amovible fonctionne bien. Par temps frais le matin — et en Creuse en mai, les matins sont frais — elle fait le job. Elle s'enlève rapidement quand la température monte dans la journée. En pratique, on l'a beaucoup utilisée en début et fin de journée, et roulé sans sur les grosses chaleurs de l'après-midi.

Les protections coudes et épaules CE niveau 2 : on ne les a pas senties lors des chutes — ce qui est exactement ce qu'on attend. La veste n'a pas déchiré non plus. Pour une tenue à ce prix, c'est une bonne nouvelle.

La veste : les limites à connaître

Soyons honnêtes sur l'imperméabilité — c'est le point faible de la veste.

Par temps de pluie passagère, ça tient. Mais quand il pleut vraiment, longtemps, comme on a pu le vivre tout le week-end du Creuse Moto Tour — les coutures et les fermetures éclair finissent par laisser entrer l'eau. Progressivement d'abord, et après un moment tu es trempé en dessous.

Ce n'est pas une surprise pour une veste à ce prix — et ce n'est pas prétendu être du Gore-Tex. Mais c'est utile de le savoir avant de partir sur un événement de plusieurs jours sous la pluie. Un sur-veste léger dans le sac peut être une bonne idée si la météo est incertaine.

Le pantalon : vraiment bien

Le pantalon nous a agréablement surpris. Les poches latérales sont grandes, pratiques, et étanches — un vrai plus pour ranger téléphone ou papiers sans s'inquiéter sous la pluie. Les ouvertures de ventilation font leur travail par temps chaud. La doublure thermique amovible fonctionne de la même façon que sur la veste.

La matière est agréable à porter, pas rigide, pas inconfortable sur une longue journée. Et debout sur les repose-pieds — ce qu'on fait souvent en trail — le pantalon ne gêne pas les mouvements. C'est loin d'être évident sur tous les pantalons textile.

Le raccord avec la veste via le double zip : utilisé systématiquement. Ça évite les entrées d'air dans le dos en position debout, et ça maintient l'ensemble cohérent même dans les situations dynamiques.

Le verdict après une saison

Pour moins de 350 € l'ensemble, la veste DXR D-TEX et le pantalon DXR D-TEX font vraiment le travail pour un rider qui alterne route et trail toute l'année.

C'est une tenue polyvalente, confortable, bien protégée, qui gère correctement la majorité des conditions. La ventilation est bonne, la modularité thermique fonctionne, et le rapport qualité-prix est honnête. La limite, c'est l'imperméabilité sur les grosses pluies prolongées — mais à ce tarif et pour cet usage, c'est un compromis qu'on accepte.

Si tu veux comprendre pourquoi cette tenue est adaptée à la pratique trail avant d'acheter, on a aussi écrit un article plus complet sur comment choisir son équipement moto trail selon son budget.

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